Accueil » Blog » Frontguys » Et si on repensait l’école en y intégrant design et agilité ?
Frontguys

Et si on repensait l’école en y intégrant design et agilité ?

design et agilité à l'école

À la fin d’une session de travail collaborative que j’anime, je demande souvent un avis aux participant·es, sur ce qu’ils ont aimé ou non. La réponse qui m’a le plus marqué fût : « j’ai beaucoup aimé car je n’ai pas eu la sensation de travailler, j’avais l’impression d’être retourné en maternelle mais en sortant de là en ayant rempli mon objectif ».

C’est intéressant ça… Alors que s’est-il passé depuis l’école maternelle où l’on apprenait sans avoir cette sensation de travailler ? Notre mode de travail est-il à revoir au même titre que notre façon d’instruire nos enfants ? Toi aussi tu as senti un décalage entre ce que tu as appris à l’école et ton entrée dans le monde professionnel ?

Je te propose de rentrer dans un monde où l’école a été repensée par nos méthodes de travail dans le monde du design et des méthodes agiles.

Définition du design et de l’agile

Le design, l’agile… mais de quoi il me parle ?

Ces mots-là sont mystérieux pour toi ? Ok, alors imagine qu’on réfléchisse à des problèmes pour trouver des solutions , qu’on passe un peu de temps à aller poser des questions aux gens qui rencontrent ces problèmes, qu’on fabrique des solutions, qu’on les teste, et qu’on les améliore en fonction de comment évoluent ces gens. Ça te parle ? Et bien c’est notre métier. Trop cool en vrai !

Imagine maintenant que pour faire tout ça, on travaille tous et toutes ensemble, avec des rituels où on prend le temps autant de construire une solution qu’à se construire soi-même et en équipe. On apprend à se tromper et à rebondir, on apprend en s’amusant, à notre rythme et en acceptant le rythme d’autres personnes de l’équipe…

Le contexte professionnel et l’école

Et à l’école, que se passe-t-il ? Dès la sortie de la maternelle, nous rentrons dans une industrie où les enfants sont triés par âge, avec comme promesse d’en sortir en ayant suffisamment de connaissances pour trouver une place dans ce monde. Nous finissons dans des cursus ne menant toujours pas à des métiers identifiés : un cursus « français et philo » « math et sciences » et « reste du monde ».

Et gare à toi si tu oses atterrir dans les restes du monde ! Un métier manuel ! Non ma fille tu seras avocate !

Quant au monde professionnel : tout l’inverse.

En effet, ces dernières années, j’observe dans le monde professionnel l’entrée et la valorisation de compétences humaines, comme la créativité, la capacité à écouter et se mettre en empathie, l’autonomie, la capacité d’adaptation et la résilience, le courage, etc.

Alors avons-nous tout à réapprendre ?

Devrions-nous introduire le développement de ces compétences clés à l’école ?

Prenons quelques instants pour imaginer l’école ensemble, en y intégrant nos métiers qui nous servent à concevoir et à travailler ensemble.

Le constat

Dans la phase de recherche si l’on interroge des enfants sur leur expérience de l’école, certains nous répondront :

« je comprends rien aux math, ça m’ennuie », « j’ai peur des contrôles », « je comprends pas pourquoi on apprend tout ça », « lui il fait que de m’embêter », « il faut sauter une ligne ? »

Oh ! Des émotions ! Il y a de la peur, de la frustration, de l’inquiétude !

Comment pouvons-nous y remédier grâce au design et à l’agilité ?

Un monde où l’école a été repensée par nos méthodes de travail

Ok créons une nouvelle classe avec un mélange de personnes, comme en entreprise : des jeunes et des moins jeunes pour favoriser l’entraide et instaurons quelques lignes directives :

  • Passer une heure à leur apprendre les émotions, la gestion de conflit, et à être aux commandes des peurs pour les apaiser.
  • Oublier les bureaux à deux ! On passe dans une classe avec des ilôts, avec des temps pour réfléchir tranquillement, et des temps pour apprendre et expérimenter ensemble.
  • Remplacer « arrête de copier » par l’apprentissage de la confiance en soi, et par le fait d’accepter de ne pas savoir, ne plus se souvenir.
  • Développer de l’autonomie : tu aimerais être aux commandes, que proposes-tu ?
  • Se rappelle que le cerveau reste concentré un certain temps d’affilé ; des études nous montrent qu’au bout de 5 heures, la productivité décroit.
  • Faire une petite rétrospective de temps en temps pour donner la parole aux élèves : on améliore quoi ? comment fait-on pour adapter la classe à la diversité ?

Comment mettre tout ça en place ?

En testant petit à petit, et en mesurant à long terme les effets de ces petites initiatives.

En conclusion, en prenant soin des êtres humains, nous créons des solutions adaptées à leurs réels besoins. Repenser l’école aux êtres humains c’est aussi la reconnecter au monde professionnel. Nous nous construisons par rapport à qui nous sommes et à qui nous souhaitons être. Appliquer le design à l’école donne ainsi l’opportunité de trouver notre place, de construire des compétences durables qui nous permettront d’aller chercher les connaissances qu’il nous faudra. Profitons des forces de tous, aidons chacun à se développer !

Nous permettons de développer la diversité, ce qui fait qu’une personne est unique, connectées à ses inspirations profondes.

Alors, à quand l’intégration de designers et designeuses au sein de l’école ? Demain ?

Tu as envie de creuser le sujet avec Frontguys : vous êtes enseignant ou enseignante, prof ou directeur ou directrice d’école ? Faisons évoluer l’école ensemble au cours d’un atelier et d’un suivi.

Tu as envie de creuser le sujet de l’école, je ne peux que recommander les travaux de Céline Alvarez sur les lois naturelles de l’enfant, les préconisations du CNAM CNESCO, ou l’école Mathias Grünewald.

Notre newsletter

Restez affûté !
Abonnez-vous à notre newsletter
Abonnez-vous à notre newsletter et rejoignez les 8 autres abonné·es.